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L’hindouisme balinais

Les balinais pratiquent un hindouisme fortement teinté d’animisme, fruit d’un mélange de croyances indigènes, de bouddhisme et de shivaïsme d’origine indienne. Autrefois appelé Agama Tirta, la religion de l’eau lustrale, ou Agama Siwabuddha, l’hindouisme balinais est désormais nommé Agama Hindu Dharma suite à une rationalisation de la religion.

L’originalité de l’hindouisme balinais, qui a fortement contribué à asseoir la réputation de l’île, est nourrie par les croyances indigènes. Celles-ci constituent un véritable culte voué aux forces de la nature. Chaque chose est habitée par un ou plusieurs esprits à qui les balinais rendent quotidiennement hommage en leur accordant des offrandes (sajen) faites de produits agricoles.

L’eau, symbole de la pureté, prend sa source dans la montagne pour se déverser dans la mer. La montagne occupe donc le pôle de la pureté Kaja en opposition avec la mer, pôle de l’impureté kelod. Cet axe kaja-kelod détermine toute l’organisation spatiale, rituelle, architecturale mais aussi de nombreux gestes quotidiens. Ainsi, par exemple, on dort toujours avec la tête en direction de la montagne.

C’est dans la montagne que les dieux et les ancêtres ont logiquement élus domicile. Ceux-ci sont régulièrement appelés à descendre rendre visite aux hommes lors de rituels, comme les anniversaires de temples.

Ces croyances ancestrales ont parfaitement été intégrées aux concepts religieux de l’hindouisme. Par exemple, le culte des ancêtres s’accorde très bien avec la théorie hindoue de la réincarnation. Les cinq piliers de foi de l’hindouisme sont respectés :
La croyance en un seul dieu (Sang Hyang Widi)
La croyance en l’âme comme le principe universel de la vie et de la conscience (atma)
La croyance en la fructification de ses actes (karma phala)
La croyance dans le processus de la naissance et de la mort (samsara)
La croyance dans la libération ultime (moksa)
Le principe du karma, qui implique que l’individu hérite de son statut comme étant la conséquence de la vie antérieure, a donné naissance au système de caste balinais. Les quatre castes sont les brahmanes (religieux), satria (guerriers), wesia (marchands) et sudra (roturiers).

Dieu est Un puisqu’il est multiple. Il se manifeste donc sous différentes formes. Les principaux dieux sont Brahma, le dieu de la création, Vishnou, le dieu de la providence et Shiva le dieu de la dissolution. Ces trois dieux forment la Trimurti et symbolisent le processus sans fin de naissance, d’équilibre et de destruction. L’homme est également assujetti à ce processus. Il naît, vit puis se réincarne jusqu’à parvenir à l’achèvement, la libération ultime (moska).

Le rôle de l’homme, à travers la religion et les rites, est de maintenir l’équilibre entre les forces démoniaques et divines. Chaque geste compte, une petite offrande comme la construction d’une maison ou le commencement d’une nouvelle activité qui devra débuter absolument un jour favorable déterminé par la place des dieux et des démons dans la roue cosmique du temps. Les dieux et les démons sont partout, c’est pourquoi les rites ont lieu tout au long de l’année.